Les chutes
  
 










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Les chutes
Les situations à risque
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 LES SITUATIONS À RISQUE

 

La chute est l’accident le plus fréquent, mais pas le plus banal, puisqu’il se solde par de nombreux traumatismes crâniens chez les plus petits (c’est la tête qui touche le sol en premier), et peut signifier l’entrée dans la dépendance pour les plus âgés.

 

Pour les plus petits, le mécanisme de la chute peut être lié à :

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  • Chute de table à langer, lorsque le nourrisson est capable de se retourner, alors que l'adulte s'est absenté quelques secondes.
  • Chute du transat ou du siège bébé posé sur une table, quand il n'y a pas une anse agrippée par un enfant plus âgé.
  • Chute d'une poussette ou d'une chaise haute, alors que le nourrisson n'est pas attaché par la sangle ventrale avec entrejambe.
  • Chute dans les escaliers, parfois dans leurs trotteurs, à cause d’une barrière mal fermée.
  • Chute du lit, lors des premières expériences d'escalade et d'enjambement.
  • Chute des bras d'un adulte ou d'un grand enfant, du fait de l'activité motrice subite et désordonnée du nourrisson ou de l'état de fatigue du porteur.

Au moment de l'apprentissage de la marche puis de la course, les chutes de sa propre hauteur de l'enfant sont nombreuses, car l'enfant est malhabile et mal assuré dans ses nouvelles acquisitions motrices. La plupart du temps, ces chutes sont bénignes à condition que la tête ne rencontre pas un objet pointu (ciseaux) ou un obstacle un peu trop dur et trop violemment (coin de table, mur).

enfant-defenestration 300 enfants se défenestrent chaque année en France, près d'un enfant sur 10 décède et près d'un sur 5 conserve un handicap. Un petit, avant 6 ans n’a pas de notion du risque, aucune appréciation du risque, aucun vertige. Sa tête lourde entraîne son corps. La moitié des chutes a lieu pendant la préparation des repas, alors que les parents sont moins attentifs à la surveillance de leurs enfants. Dans d'autres cas, il a été attiré par les bruits de la rue, ou il guette le retour de ses parents et chute au moment où il les aperçoit. Une étude de l’Institut de Veille Sanitaire (InVS) (menée sur 6 mois et 3 régions) a récemment montré qu’un adulte était très souvent présent dans l’habitation lors de la chute (dans 60 à 80 % des cas selon l’âge de l’enfant).

Il s'agit surtout d'enfants de moins de 6 ans, et majoritairement de garçons.

Certes, bien des chutes seront bénignes et sans lendemain. Le risque de contusion du cerveau, avec ou sans fracture du crâne, à cet âge, existe cependant : un enfant traumatisé crânien sur 100 sera hospitalisé, soit 15 % de ceux qui se présentent aux urgences d'un hôpital.

 

Chez les personnes âgées, les chutes sont multi factorielles:

  • L’environnement : la conception et l’aménagement du logement et des parties communes sont décisifs pour la sécurité des habitants.
  • La personne elle-même : les troubles de l’équilibre, de la vision, la prise de médicaments… 


Les mécanismes de chutes liés à l’environnement :

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  • Les revêtements de sols. Les sols glissants, mouillés, les lieux de passage encombrés peuvent être à l’origine de glissades. Des défauts de planéité du sol qui font trébucher les tapis usés aux coins retournés, les objets qui traînent sont également une cause de chute.
  • Une marche isolée, mal éclairée, peut surprendre et faire perdre l’équilibre.
  • La salle de bains est une pièce particulièrement dangereuse. Les bacs à douche et les baignoires sont souvent glissants.
  • Les escaliers mal conçus (marches irrégulières, glissantes, sans garde-corps) ou mal éclairés, sont à l’origine de nombreuses chutes.
  • L’accès à des choses placées en hauteur ou les travaux ménagers nécessitant l’usage d’un escabeau ou d’une échelle sont une cause de chute, ainsi que la présence d’animaux domestiques.


Les mécanismes de chutes liés à la personne :

  • Troubles de l’équilibre, de la marche, la diminution de la force musculaire.
  • Troubles de la vision, du sommeil, altération des fonctions cérébrales.
  • Prise de médicaments (tranquillisants, antihypertenseurs…).
  • Situation de stress ou d’isolement.


En France, près de 8500 personnes de plus de 65 ans décèdent chaque année à la suite d'une chute. Un quart des personnes âgées de plus de 65 ans font une ou plusieurs chutes par an…et 40% des patients hospitalisés pour une chute seront ensuite orientés vers une institution.



 
 

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